manger sainement

Consommer vous bio?

Le résultat est consternant !

 

Je viens de regarder en replay le reportage de capital sur l’industrie agroalimentaire et les aliments bio.

Je suis un peu énervé de constater une chose pareille. Peut-être que je m’étais enfermé dans ma bulle à prôner le bio et ne pas voir les réels problèmes des exploitants en France, parce que le constat est vraiment mauvais.

Note : je ne fais pas de politique ou d’économie mais le culturisme, lorsqu’il est pratiqué avec ouverture d’esprit prend des positions pour défendre les sujets dans lesquels il se sent impliqué. Notamment l’alimentation car c’est ce que nous mettons dans notre corps et qui nous sert d’énergie et encore plus lorsqu’on a des enfants.

 

  1. Les exploitants sous payé

En février 2019 une loi a été mise en rigueur concernant les entreprises de grande distribution. Une obligation d’ajouter une marge de 10% sur les produits les plus consommés pour pouvoir mieux payer les exploitants au moment de l’achat de leurs produits. Au passage le coca et le nutella en faisait partis… Cette augmentation a bien été mise en place par les entreprises et dans les supermarchés. Seulement le problème est que les exploitants et agriculteurs n’ont pas vu 1 seul centime de plus dans le prix d’achat de leurs produits.

J’ai vu dans l’émission, un exploitant qui avait rendez-vous avec une grande distribution pour négocier le prix d’achat de son produit et vous savez quoi ? Non mais celle là c’est la meilleure, il lui demandait de baisser le prix de 5 centimes alors que la loi concernant l’obligation de marge pour mieux rémunérer les exploitant venait de passer ! En gros l’hypermarché gagne 10% de plus sur un produit et veut encore baisser le coût d’achat… ça me rend dingue de voir des agissements pareils.

Ce que je n’ai pas précisé c’est que certains exploitant notamment laitier était obligé de vendre à perte sous peine de ne pas vendre de lait du tout. Même si à mon avis la vente en direct est plus rentable.

Du coup les petits exploitants on du mal à joindre les deux bouts, mais ce qu’on oublie ou ce que l’on ne souhaite pas voir c’est que, sans eux, il n’y a pas de produits dans les rayons des supermarchés. Il reste l’importation mais cela ne fait absolument pas fructifier l’économie française qui est en berne.

 

Il ne faut pas omettre que le ministre de l’agriculture était présent durant l’émission et qu’il a spécifié que des contrôles seront effectués afin de vérifier si la loi est bien respectée.

 

  1. Les marges des super et hypermarché

En plus de négocier les prix au plus bas avec les exploitants les supermarchés prennent des marges allant parfois jusqu’à 75%. Je n’invente pas, je dis ce que j’ai entendu dans ce reportage. Ils vident nos porte-monnaie et vole les exploitant. Il n’y a pas d’autre façon de le dire.

Sur les aliments bio les marges sont colossales. C’est pour compenser le manque à gagner sur certains produits comme le coca ou le nutella. Il y a une telle guerre des prix qu’ils sont obligés d’établir une stratégie pour récupérer le plus d’argent. Et pourquoi le bio ? Parce que sa santé n’a pas de prix. On préfère payer plus cher et manger de meilleurs aliments.

 

  1. Le sans additif

Une chose positive est que les supermarchés ont compris que les français voulaient manger mieux et de meilleure qualité. Aujourd’hui avec l’application Yuka nous scannons les produits et grâce à un système de notation nous pouvons voir si le produit contient des additifs et s’ils sont nocifs pour la santé. Les supermarchés demandent donc aux industriels de modifier les recettes de leurs produits. C’est une bonne nouvelle car la plupart s’exécute et trouve des alternatives. Cependant le portemonnaie prend une claque à la caisse, c’est là où se trouve le problème. C’est que pour manger sainement sans empoisonner notre organisme d’additif ou pesticide, insecticide ou encore ogm, cela reste très cher. Cela ne devrait pas être un privilège de bien manger. Tout le monde devrait avoir accès à une alimentation de qualité sans avoir à débourser des centaines voire des milliers d’euros par mois pour se nourrir sainement.

 

  1. Les produits Bio

En France sur 100% des terres cultivées seulement 6% sont cultivé en bio.

Le bio coûte cher, en moyenne 40% plus cher. Les enquêteurs de l’émission on fait un comparatif entre 2 paniers. Avec exactement les même produits ou équivalent, le panier Bio coûte 40% plus cher.

Il en ressort que la production de bio ne coûte pas vraiment plus cher pour l’exploitant mais que la marge des industriels est plus élevée, sous couvert du bien manger.

La plus grande surprise que j’ai eu en regardant l’émission est ce qui va suivre. En France certain pesticides sont autorisé même en culture bio et il n’y a pas de dose maximale de pesticide ou insecticide à respecter même pour les cultures bio…

Alors là c’est du grand délire. Certains pesticides ou autre son interdit bien sûr mais il n’y a pas de dose maximale en ce qui concerne les pesticides autorisés.

Les contrôles effectués sont principalement de la paperasse, et une visite rapide de l’exploitation. Mais les sols ne sont pas contrôlés pour voir s’il y a des résidus de pesticides.

C’est difficile de soutenir son pays avec des résultats pareils…

 

  1. L’Espagne

Si dans un supermarché vous voyez un produit bio originaire d’Espagne vous pouvez l’acheter presque sans crainte.

Les espagnols ont vu l’air du bio arrivé bien avant nous et ont convertis leurs exploitations en bio et sous serre. Ça reste mieux qu’avec des pesticide et autre m**de que l’on peut trouver. N’oubliez pas que certains pesticides et ogm sont des perturbateurs endocriniens et peuvent créer des maladies. Ils ont développé des techniques pour pouvoir irriguer les cultures sans pour autant être envahi de champignons et autre maladie que peuvent subir les plantations.

 

Le prix d’un produit bio d’Espagne est moins cher qu’en France dû au plus faible coût de la main d’œuvre du pays. Le smic Espagnol est à 535€…

 

  1. Carrefour

Je ne fais pas mes courses chez carrefour mais l’émission témoigne d’un bon élan de leur part. Carrefour établis des contrats avec des exploitant d’agriculture traditionnel pour les pousser à passer à une agriculture bio. Pour cela, Carrefour signe un contrat avec l’exploitant en lui garantissant que l’enseigne lui achète ses récoltes à un prix fixe les 3 années à venir. Et pour encore plus le soutenir, les hypermarchés Carrefour vendront le produit au prix d’un produit bio. En expliquant sur le produit que c’est un exploitant en transition vers le bio et que Carrefour est garant de la qualité du produit.

Je trouve que c’est un bon geste pour l’écologie venant d’un géant de l’industrie agroalimentaire.

 

  1. Les produits à acheter bio et non bio

Je vous conseil d’acheter vos fruits et légume bio mais cependant il y en a quelques-uns qui font exceptions.

Légume : les potirons, potimarrons, navet, pomme de terre, oignon, ail, tous les choux et crucifères.

Fruits : ananas, bananes, mangue, noix de coco, avocat

Parce que leur peau épaisse retient une grosse partie des pesticides et surtout parce qu’ils ne nécessitent pas d’en faire usage car ils se défendent naturellement.